Comité départemental de cyclotourisme d'Indre-et-Loire
Comité départemental de cyclotourisme  d'Indre-et-Loire                      

DIAGONALE DUNKERQUE MENTON - JUIN 1996

Récit de Jacky Ferrand, organisé par Christian  Videau (Cyclos Randonneurs Chinonais).

Dimanche 16 juin 1996 étape Dunkerque - Montmira

 Après une nuit écourtée, Christian, François, Pascal et moi-même sommes fin prêts pour une nouvelle aventure. Le départ est fixé à 4 heures devant le commissariat , le premier cachet apposé sur le carnet , la traditionnelle photo prise , le groupe s'élance pour seulement quelques centaines de mètres ; en effet un superbe trois mâts est à quai , la photo s'imposait.

Sur ces longues lignes droites nous prenons notre rythme de croisière, un nouvel arrêt photo est effectué devant l'entrée de Bergues. Nous évitons la montée sur Cassel, le B.P.F est prévu pour une autre fois ; le passage à Béthune nous rappelle de récentes affaires politico sportive. A l'heure prévue nous faisons notre ler arrêt contrôle sur la grand place d'Arras. Nous reprenons la route par la N17, toujours avec ce vent de côté gauche qui nous gêne, les relais sont réguliers, les miens pas toujours efficaces, Christian est satisfait de l'allure, 25 km/h d'après lui , mon compteur indiquant 27 à 30 km/h .

L'arrêt casse-croûte à Chauny est le bienvenu, nous sommes en avance sur l'horaire prévu, je vois mes compagnons s'enfiler un sandwich impressionnant, pour ma part je n'ai guère faim, Christian a donc droit à un supplément. Quinze kilomètres après Chauny un arrêt B.P.F est programmé à Coucy le Château, nous continuons notre régime diabolo ; ayant peu mangé, un coup de fringale me guette, je m'arrête pour m'alimenter. La grosse chaleur, le parcours parsemé de côtes n'arrêtent pas le rythme du trio, je le suis à quelques distances les reins me créant quelques petits soucis en cet après-midi. L'avance, un moment envisagée dans la matinée ne pourra être réalisée Je me fais tancer par Christian car je n'ai rien pris alors que j'ai ce qu'il faut pour calmer le mal.

L'arrêt boisson de Château-Thierry est le bienvenu car la chaleur est toujours présente . A la sortie de Château-Thierry, une belle côte nous attend ; sur les derniers kilomètres je me sens mieux ; 19 heures nous arrivons à Montmirail après une première étape de 290 kilomètres, au cours de cette journée j'ai pu constater que Christian et Pascal étaient toujours aussi efficaces avec un François soutenant bien le rythme. L'accueil à l'hôtel est sympathique, le repas du soir bien apprécié, seul François à quelques difficultés pour manger, notre demande pour le petit déjeuner du lendemain à 4 h 30 s'avère positive et sur ce, nous clôturons cette journée.

Lundi 17 juin 1996 étape Montmirail -Seurre

Après une bonne nuit réparatrice, à 4 h 30 nous sommes de nouveau à table pour le petit déjeuner, encore une fois merci à la "PATRONNE" .

Nous prenons la direction de Sézanne par la D 373 où seuls quelques camions perturbent notre tranquillité pour arriver à Sézanne, lieu d'un B.P.F nous devons traverser la N 4 ce qui n'est pas toujours facile. Le pointage est effectué à la gare S.N.C.F., seul endroit ouvert à cette heure-ci. En face dans une cour où poules, lapins, chien sont en liberté, nous voyons un lapin mettre ses deux pattes avant sur la tête du chien, amusant ....

Sur cette route sans difficulté, gravillonnée en certains endroits, nous croisons des militaires en manœuvre. Vers Méry sur Seine, François se trouve d'un seul coup confronté à un problème mécanique, sa chaîne ne reste pas sur le pignon choisi, après vérification il s'avère que le ressort de la manette droite est cassée. A Troyes sont prévus l'arrêt pâtisserie et la recherche d'un vélociste, nous prenons notre classique diabolo dans Lin bar tenu par Lin sympathique ancien boxeur professionnel, en ce lundi nous ne trouvons aucun vélociste ouvert; la sortie de Troyes s'effectue sans trop de problèmes, nous passons devant les magasins " Petit Bateau" etc... Il faut reconnaître que Christian et Pascal ont très bien préparé le parcours, les entrées et les sorties de ville. A Bar sur Seine nous cherchons de nouveau un vélociste, mais sans résultat, cette fois François se retrouve avec deux problèmes à résoudre : la vitesse et la grosse chaleur.

A Châtillon sur Seine l'arrêt casse-croûte se transforme pour chacun en arrêt salade composée. Avec un peu de retard sur l'horaire prévu nous repartons sous la chaleur, en ce début d'après midi nous ne sentons pas un François bien "mordant". L'arrêt de Saint Marc sur Seine n'arrange rien pour son moral, au café les tenanciers nous promettent une route parsemée de difficultés.

Peu à près dans le haut d'une côte nous nous arrêtons, là, François nous fait part de se décision, à savoir arrêter la diagonale, nous sentons bien que le mental n'y est plus, et sur ce nous nous séparons. Ayant accumulé du retard , Christian et Pascal envisagent toutefois d'arriver à Seurre, le rythme monte d'un cran sur ce parcours vallonné, à Saint Seine l'Abbaye nous prenons quand même le temps de nous ravitailler, la source de la Seine est toute proche. Dix kilomètres plus loin nous prenons la belle descente de Val Suzon mais aussi la montée avec ses deux chevrons par endroit. La traversée de Dijon est effectuée à vive allure, style T.G.V. Trente kilomètres avant Seurre nous faisons le point, car l'heure est avancée, Pascal téléphone à un hôtel, mais le numéro n'est pas en service.

A Corcelle les Citeaux nous trouvons un hôtel restaurant ouvert, mais peu disposé à nous recevoir, le restaurateur téléphone à un collègue de Seurre qui est d'accord pour une arrivée à 21 heures. Les 22 derniers kilomètres sont parcourus à la moyenne de 30 km/h et c'est à 20 h 40 que nous nous présentons à l'hôtel, nous sommes satisfaits car nous n'avons que 8 kilomètres de retard sur les prévisions; nous avertissons le serveur que nous partirons tôt le matin. Le repas nous est servi assez rapidement avec amabilité, nous aurons aussi le petit déjeuner à 4 h 30. La deuxième étape est de 285 kilomètres.

Mardi 18 juin 1996 troisième étape, Seurre Varces

A 4 h 30 le petit déjeuner nous est servi comme convenu par le restaurateur en pyjama, il nous souhaite une bonne route après nous avoir donné une chaleureuse poignée de main.  Nous prenons pendant trois kilomètres le N 73 que nous quittons à Navilly après le traversée du vieux pont, cette fois le vent nous fait face et ralentit notre progression, à Cormoz nous nous arrêtons à la seule boulangerie pour acheter les trois dernières parts de tarte. Au bar c'est le même commerce, un client se sert un petit blanc, il est vrai qu'au matin il fait déjà chaud, pour nous ce sera un diabolo pour chacun (deux menthe et une fraise) je ne l'avais pas encore précisé. Ensuite nous reprenons la route après nous être mis en petit maillot, déjà bien imbibé de transpiration. Nous traversons successivement Bourg en Bresse sans trop de peine, puis Chalamont, par contre à Meximieux nous faisons un détour pour rejoindre la bonne direction.

L'arrêt du midi est prévu à Crémieu, nous y mangeons une salade composée bien garnie. A Bourgoin-Jallieu lieu d'un nouveau contrôle, nous en profitons pour nous désaltérer, un client du bar nous demande des explications après avoir vu les plaques de cadre. A cause de la circulation la route vers Grenoble nous rappelle que nous approchons d'une grande ville, toutefois nous la contournons un peu, passons par Seyssins çà c'est une bonne idée à Christian pour profiter de côtes à deux chevrons. 

En cette fin de journée mes jambes répondent moins bien, je n'en ai pas l'impression pour Christian et Pascal, pour ce soir nous décidons de faire halte à Varces, hébergement personnalisé, Christian nous prévient que demain le départ est avancé d'une heure, soit 4 h . La raison en est fort simple nous accusons 30 kilomètres de retard sur les prévisions, la journée a été éprouvante avec le vent, les côtes, la chaleur. Le kilométrage annoncé est de 265 kilomètres.

Mercredi 19 juin 1996 étape Varces Menton

Aujourd'hui ce doit être le grand jour, l'étape est longue mais le bonheur est au bout, à 4 heures nous réveillons nos montures elles sont prêtes pour 340 kilomètres, à Vif une carte postale est postée pour justifier notre passage, la montée vers Monestier n'est pas particulièrement difficile mais longue, nous apprécions le calme de la nuit, en haut du col du Fau, nous constatons que nous avons bien transpiré. Plus loin la route est en travaux pendant quelques kilomètres, nous croyons rouler sur des petits pavés. 

Au col de la Croix Haute nous décidons de prendre un petit déjeuner, ensuite la descente sur Aspres sur Buech est effectuée à bonne allure malgré le vent; à Serres nous nous ravitaillons à la pâtisserie, le pointage étant fait à la brasserie. Pour la suite nous avions décidé de vraiment commencer à rattraper notre retard, je dois donc dire que Sisteron fût rapidement atteint et dépassé, le tourisme dans cette cité romaine est remis à plus tard.

Nous franchissons la Durance à Château Arnoux, puis son affluent la Bléone quelques kilomètres plus loin. Bientôt la salade composée s'impose comme les jours précédents sur le coup de midi, nous nous installons à l'ombre, le lieu est très fréquenté, mais nous sommes servis rapidement. Pour rejoindre Chateauredon nous empruntons une route à "chevrons", en cette après-midi la montée vers le col des Robines s'effectue sous la grosse chaleur, mais heureusement qu'il y a du grand air. A Saint André des Alpes, avant dernier pointage sur le carnet, la patronne du bar remplit nos bidons avec les glaçons en prime.

Nous longeons le lac de Castillon que nous traversons pour atteindrele col de Toutes Aures à 1124 mètres, la longue descente qui suit nous permet de grignoter notre retard, puis à Entrevaux, nous admirons le système fortifié par Vauban , la citadelle qui domine la ville, Puget-Théniers, le col Saint Raphaël, les gorges du Cians nous rappellent à tous les trois des souvenirs d'Antibes Thonon. La circulation est de plus en plus intense, en prenant des précautions nous arrivons à prendre des relais chacun à notre tour sur ces longues lignes droites, le rythme est régulier mais soutenu face au vent.

Enfin bientôt nous verrons la Grande Bleue, la Promenade des Anglais. A Nice Christian et Pascal en profitent pour téléphoner; la précieuse carte postale est glissée dans une boîte aux lettres. Les prochains kilomètres ne sont pas de tout repos, car il nous faut remonter jusqu'au niveau d'Èze, la descente nous mène ensuite vers la Principauté de Monaco, magnifiquement située avec toutes ses richesses. Pendant tous ces derniers kilomètres, nous apprécions le spectacle qui nous est offert à la nuit tombante avec toutes les lumières, c'est superbe.


La pancarte Menton, le passage le long du bord de mer augmentent notre bonheur. A 22 heures 15 le cachet du commissariat de police est apposé sur chacun des carnets. A l'arrivée le compteur indique 340 kilomètres et seulement 15 minutes de retard sur l'horaire fixé. Nous nous félicitons entre nous pour cette nouvelle réussite. Le demi de bière bien frais est très apprécié. Merci à Christian et Pascal pour la préparation et de l'efficacité sur le "petit". 

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