Comité départemental de cyclotourisme d'Indre-et-Loire
Comité départemental de cyclotourisme  d'Indre-et-Loire                      

2008 Diagonale Brest - Strasbourg

Réalisé du 29 avril au 2 mai 2008


 Brest – Strasbourg : pari osé, pari réussi


Ouf ! Vendredi 2 mai 2008 fin d’après-midi nous arrivons au commissariat de police de Strasbourg après un périple de 1.065 kilomètres entre Bretagne et Alsace.

Le pari de tenter  la diagonale Brest – Strasbourg fin avril pour bénéficier d’un vent favorable est gagné. Soufflant sud-ouest pour le météorologue, trois quarts arrière pour le cyclotouriste, Eole s’est montré généreux dans l’ensemble. Heureusement car la pluie et le froid ont rendu difficile cette diagonale au dénivelé imposant

Brest - Saint James


Il est 4 heures le mardi 29 avril lorsque nous nous élançons du commissariat de Brest. Pas une seule étoile au-dessus de nos têtes. La pluie annoncée fait son apparition une cinquantaine de kilomètres plus loin. Elle ne nous quittera plus jusqu’au soir.

 

Successivement, par la D712, sont traversées les ville de Landerneau (carte postale de départ), Landivisiau, Morlaix, Guingamp, Saint-Brieuc (premier contrôle) où, sur le coup de midi, nous trouvons refuge dans une pizzeria pour engloutir un bon plat de pâtes bien chaud. Dehors, il pleut des hallebardes. Le café avalé, il nous faut maintenant avaler les kilomètres tout en se méfiant des innombrables pavés rendus glissants par la pluie dans la traversée des villes. A croire que Mai 68 n’a pas eu lieu. La route ne cesse de monter et descendre. Dans les bosses, le petit plateau est le bienvenu.

 

 


 


Par Lamballe, Dinan, Dol-de-Bretagne, nous arrivons trempés comme une soupe à Pontorson (deuxième contrôle). Néanmoins, nous nous octroyons 15 kilomètres supplémentaires jusqu’à Saint-James terme de cette première journée très éprouvante (276 km)

L’hôtelière n’a pas de sèche-linge mais un grenier. Vu la température ambiante le temps de séchage avoisinerait le temps imparti pour cette diagonale soit 88 heures. Alors pas question d’attendre. Nous nous résignons à suspendre nos affaires dans la chambre lorsque nous découvrons que le chauffage n’est pas coupé. Une aubaine et les deux radiateurs sont aussitôt pris d’assaut

Saint James - Longny au Perche

 Ce n’est pas de gaieté de cœur que mercredi 30 avril à 4 heures nous enfilons nos tenues encore humides. Dehors le temps ne s’est pas vraiment amélioré. Il pleut toujours et encore. Et comble de l’ironie à la sortie de l’hôtel nous découvrons que nous sommes… Place du calvaire


La deuxième journée s’annonce rude surtout les 150 premiers kilomètres menant à Longny-au-Perche. La traversée de la Basse-Normandie par Saint-Hilaire-du-Harcouêt, Barenton, Domfront, 

La Ferté-Macé, Carrouges, est une succession de côtes et les organismes souffrent. La température n’excède pas les 5 degrés voire moins en certains endroits comme nous le confirme le vendeur de saucisses grillées au charbon de bois sur le marché de Carrouges. Il est 10 h 30 et nous ne résistons pas au fumet qui s’élève au-dessus du barbecue. Ne manque qu’un coup de cidre.

 

Trêve de plaisanterie, il nous faut repartir vers Sées (troisième contrôle), Mortagne et Longny toujours vêtus comme au premier jour d’un bonnet, des gants d’hiver, des manchettes, du coupe-vent, des jambières, des sur-chaussures sans oublier l’indispensable K-way


Longny au Perche - Etampes

Entre Longny et Senonches, le vent balaie le ciel et le soleil, ô miracle, fait de timides apparitions. La dépression s’évacue doucement et le vent favorable nous facilite la tâche jusqu’à Etampes via Chartres (quatrième contrôle).

Il est 22 heures lorsque nous arrivons dans le centre d’Etampes (cinquième contrôle) terme de cette deuxième journée longue de 289 kilomètres et nullement terminée. Il nous faut trouver un hôtel. Le premier a mis la clé sur la porte. Sur les conseils d’un quidam nous nous dirigeons vers l’hôtel de la gare. 

Des cyclotouristes ?

Non des pigeons !

L’hôtelier turc a bien une chambre et voyant que nous étions des cyclotouristes nous prend quand même pour des pigeons en nous présentant une note à faire avaler de travers le demi. Va encore si les lieux sont à la hauteur de la facture. Mais quelle désillusion lorsque nous entrons dans la piaule que dis-je un boui-boui. Hauts murs de couleur verdâtre, une fenêtre fermant grâce à nos petites cuillers, un poste de télé au milieu de la carré en guise de décoration et non branché faute de prises en état de marche, une seule et unique chaise, un porte-serviettes rafistolé, un évier (lavabo c’est trop chic) indépendant de la glace obligeant à un quart de tour à droite, des toilettes au fond du couloir sur un sol douteux. Une seule consolation dans cette chambre sans chauffage, la literie est correcte. Bonne nuit les petits…

Etampes - Mandres en Barrois

Des cyclotouristes ? 

Non des extra-terrestres !

Jeudi 1er mai 4 h 30  c’est la catastrophe. Nous avons oublié de faire tamponner notre carnet. Heureusement une carte postale timbrée sortie du fond de la sacoche est vite signée et postée à la gare d’Etampes toute proche. Direction Milly-la-Forêt puis Fontainebleau, sa forêt et les premiers cueilleurs de muguet.    

Les premières heures de la matinée vont être employées à rouler mais surtout à s’enquérir des commerces ouverts en ce jour de la Fête du Travail. On apprend rapidement qu’à Hermé (sixième contrôle) on joue rideaux baissés mais qu’à Everly, huit kilomètres auparavant Ahmed l’épicier assure l’intendance. Arrêt, courses pour toute la journée, et tampon.    

Par une route monotone au revêtement granuleux, nous traversons successivement Barbuise, Marcilly-sur-Seine, Anglure, Ormes, Ramerupt, Donnement, des villages sans âme qui vive.

A Chavanges (septième contrôle), c’est le désert. Pour prouver notre passage, nous avons recours à la photo devant le panneau de sortie de la localité. Il est 16 h 30 et 76 kilomètres restent à parcourir pour atteindre Gondrecourt  (huitième contrôle) et dénicher un hébergement alors qu’une bonne averse nous ramène à la réalité. Nous y serons à 22 heures après 282 kilomètres non sans avoir été à la peine dans ce secteur rendu difficile par les nombreuses et longues côtes du côté de Wassy, Montiers-sur Saulx, Bure, Mandres-en-Barrois. Une fois n’est pas coutume, une chambre d’hôtes dans le centre du bourg fera l’affaire.

Une fois n’est pas coutume, une chambre d’hôtes dans le centre du bourg fera l’affaire. Et quelle affaire : une maison de maître avec ses pièces innombrables, ses murs recouverts de boiseries et ses meubles d’époque. Là, deux jeunes (les petits enfants de la maîtresse des lieux) nous attendent surpris de voir débarquer, dans la nuit noire, deux extra-terrestres. Frère et sœur, ils ne se quittent pas et à 4 heures du matin,  le lendemain, ils sont tous les deux debout pour nous servir un petit-déjeuner complet avec des confitures maison à en faire oublier le départ. Le tout pour un prix modique à faire pâlir notre tête de turc d’Etampes. 


Mandres en Barrois - Strasbourg

Vendredi 2 mai, 4 h 30, le ciel étoilé laisse présager pour la première fois une belle journée. Il fait froid et,  en divers endroits,  le brouillard nous enveloppe.

De côte en côte défilent Maxey-sur-Vaise, Champougny, Vannes-le-Châtel, Colombey-les-Belles, Crepey, Vezelise Haroué, Bayon. A Rozelières, le fief de la mirabelle, le soleil est bel et bien présent et pour la première fois dans cette diagonale nous passons de l’hiver à l’été. Fini le bonnet, le coupe-vent, les sur-chaussures, les jambières, les manchettes et autres surplus vestimentaires. Baccarat (neuvième contrôle) est atteint sur le coup de midi. Quelques emplettes, notamment un pâté lorrain, une chouette en cristal pour enrichir la collection de Madame, et en route pour Raon où sonne l’heure du déjeuner.

Sacré Donon


Alors que le thermomètre ne cesse de monter, il nous faut affronter la dernière difficulté : la montée du col du Donon. Aucun problème jusqu’à 4,5 kilomètres du sommet. Puis s’ensuit un supplice avec ses pentes à plus de 14%. Debout sur les pédales, Christian se hisse au sommet. Moi, j’atteins le col en inventant une nouvelle forme de diagonale à « pedibus-pédalus ».  La chouette ne m’a pas donné des ailes. Cette belle emplumée pèse son poids : 400 grammes supplémentaires à hisser en haut de ce sacré Donon. Gentille Chouette je te plumerai…bien le cou

Puis c’est la plongée vers Schirmeck  et Mutzig (carte postale d’arrivée). 

 

Tout va pour le mieux. Sauf que sur la piste cyclable qui longe le canal de la Bruche l’absence de panneaux directionnels nous emmène vers… Saverne. Stop, il faut se rendre à l’évidence l’erreur de parcours, tel l’homme au marteau, nous assomme à 25 kilomètres du but, la première en plus de 1.000 kilomètres.

 

Demi-tour et nous en sommes quittes pour une douzaine de kilomètres supplémentaires portant à 217 le kilométrage de cette dernière journée.

Mais une diagonale sans erreur de parcours ne serait pas une vraie diagonale.  C’est bien connu.

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